Test : Suunto Spartan Trainer Wrist HR (après 6 mois)

J'ai décidé aujourd'hui de vous parler de la petite montre finlandaise Suunto Spartan Trainer Wrist HR (ouf) sortie en septembre 2017 sur le marché français. Comme elle a maintenant 6 mois, vous en trouverez quelques autres sur les internets. Sauf que tous ces tests ont été réalisés sur des périodes relativement courtes et ne font qu'effleurer le potentiel, mais aussi les défauts de la bête. Après 110 moves sur cette montre et pas mal de recul sur son fonctionnement, je vais utiliser cet espace pour balayer de façon exhaustive les qualités et les défauts de la Trainer. J'ajouterais aussi en fin d'article une sorte de FAQ récapitulant quelques questions qu'on retrouve régulièrement. 

Notez que hormis la partie esthétique et matériaux et c'est la particularité de Suunto, l'entrée de gamme (Sport), la moyenne gamme (Trainer) et le haut de gamme (Ultra) bénéficient des mêmes caractéristiques et du même suivi logiciel. 

Ce test vient en complément de l'excellent article réalisé par nos amis Helvètes de Nakan

Pourquoi ce choix ? 

Dans mes tiroirs, je disposais d'une vieille forerunner. Non contente de m'avoir coûté un rein à l'époque, elle était incroyablement laide, peu fonctionnelle et imprécise. Même mis dans le contexte technologique de l'époque, j'ai encore l'image d'un gros pot de 5L de vaseline en tête quand j'y pense. 

Etant donné l'orientation triathlon qu''ont pris mes objectifs sportifs, je me voyais mal faire l'ensemble de mon entraînement à la mano. J'ai donc sélectionné un certain nombre de critère qui correspondait à mes attentes. 

  • Fonctionnalités triathlon 
  • Une taille relativement réduite car j'ai un poignet de jeune fille de 12 ans. Lorsque j'ai testé en magasin la Fenix 3, qui n'est pourtant pas le modèle le plus volumineux, je donnais déjà l'impression d'avoir pas mal de chose à compenser si vous voyez ce que je veux dire... Et dans l'optique de la porter au quotidien, il fallait qu'elle soit plutôt discrète. 
  • Capteur poignet (HR). Bon en fait j'ai très longuement hésité pour cette fonctionnalité tant les retours était dubitatifs. Mais je déteste vraiment porter une ceinture cardiaque et étant un triathlète en mousse avec des objectifs en mousse, avoir des données en mousse ne me dérangeait pas trop 😀 

Le prix

J'ai acheté ma montre 272€ en septembre 2017. Un excellent prix donc dans le segment à l'époque. Cela étant, début janvier 2018, il y a eu une vague de baisse de prix importante dans cette tranche côté Fenix 3 et Fenix 5 via soldes, ventes privées, etc,... La Trainer reste cependant très bien placée niveau qualité prix. 

Entrée de gamme ou moyenne gamme ? Difficile à dire mais je dirais surtout qu'on peut maintenant se payer du matos dont on n'aurait à peine pu rêver il y a 2 ans sans vendre un rein donc autant en profiter ! 

Verdict : ++ 

Esthétique et qualité

Comme indiqué dans l'introduction de cet article, une des grosses qualités de cette trainer wrist est sa taille relativement modeste. Avec ses 46mm de diamètre, elle est légèrement plus petite que la Fenix 5 (47mm) mais plus grande que la Fenix 5S (42mm). La tendance est cependant nouvelle puisque la Fenix 3 faisait 51mm.  Nous avons donc ici une montre qui sait se faire relativement discrète au quotidien. Enfin, j'ai choisi pour ma part une version couleur ocean donc pour la discrétion on repassera. A noter cependant que la gamme propose des version "steel" au cadran acier. Un poil plus cher mais probablement un poil plus corporate. Concernant le bracelet, pas contre, on reste complètement dans le silicone. Ici, pas de bracelets métalliques, la priorité reste le confort et la durabilité du sportif. L'absence de choix peut être discutable mais au demeurant, le confort entre les 2 est absolument incomparable. 

Côté interface, elle est personnalisable mais reste extrêmement sobre en veille. Il y a le choix entre un affichage de l'heure digital ou en aiguille et la personnalisation de quelques infos et couleurs. Petite déception cependant sur le fait que les montres connectées arrivent maintenant à ressembler à un vrai cadran à l'ancienne. La trainer ne fait pas illusion sur ce point mais j'imagine que la justification est principalement l'économie de batterie. 

Verdict : + 

Batterie et autonomie

10h d'autonomie avec précision max GPS et 14 jours en mode montre. Voilà pour les spécifications fournies par Suunto sur le papier. Après 6 mois d'utilisation, je pense qu'on n'est pas très loin de ça. A l'utilisation c'est un peu juste. Je n'ai pas forcément le réflexe de la mettre à charger (voir pourquoi plus bas) et je me retrouve régulièrement à 25-30% de charge. La combinaison GPS haute précision et capteur cardiaque est très énergivore et explique la faible autonomie en mode entraînement. Afin de gagner quelques heures, je peux vous suggérer de couper les relevés de suivi quotidien cardiaque si vous n'en avez pas utilité. Je ne l'ai pas fait de mon côté car j'aime bien observer mes données au repos. 

Il y a cependant un point noir, c'est le système de rechargement. J'imagine que pour des questions d'étanchéité, les ingénieurs de Suunto ont trouvé très fin de pondre un système de recharge par griffe/usb au lieu de tenter le port quasi universel microUSB. Sauf qu'à l'usage, vous n'avez qu'un cable. Impossible donc pour quelqu'un qui ne trimballe pas en permanence 4 cables différents sur soi, d'espérer recharger sa montre au travail avant de sortir ou chez tatie ginette lors du repas dominical. Fausse bonne idée à mon avis donc. 

Verdict : - 

Les sports

Petit propos introductif avant de passer en détail chaque utilisation sportive : il est possible de personnaliser les données affichées en fonction du sport que vous faites et des données dont vous avez besoin en course. Et même créer plusieurs profils par sport. Et ça j'ai énormément aimé. Les changements sont aisés sur Movescount à partir du moment où on a enfin trouvé comment les régler. Un très bon point donc. 

Par contre, impossible de programmer des entraînements spécifiques. Je parlerais du fractionné dans la partie running mais on ne peut pas programmer à l'avance les distances, le temps, ou même la FC à atteindre. Et ça c'est bien dommage quand on avait pour objectif de programmer au quart de poil son entraînement. J'ai posé la question au service client mais ce n'est visiblement pas prévu. 

Course à pied 

Rien que du grand classique ici. La montre offre ce qui se fait de mieux actuellement dans le domaine. Temps/km, temps estimé, cadence, FC. Tout est accessible le plus simplement possible et on peut afficher quasiment tout ce que l'on veut sur le cadran.  

Je m'arrête un instant sur le fractionné. Il n'y a pas de mode spécifique fractionné programmable et j'ai été le premier à râler de ce manque. On est donc contraint de faire le réglage en début de sortie directement sur la montre. Cela étant, à l'usage, force est de constater que c'est très facile à mettre en place et une fois mis en place, la mécanique se fait sans y réfléchir. Donc oui, le fractionné chez Suunto c'est possible et ça marche. 

Vélo 

Là encore, toutes les fonctionnalités sont présentes. L'appairage Bluetooth ou ANT+ se fait de façon très rapide, très simple et sans décrochage. Même avec les capteurs alixpress, vous n'aurez aucun souci notable. Déception cependant concernant le virtual ride. Non seulement, Movescount ne récupérera pas vos données (voir mon coup de gueule plus bas), mais vous ne pouvez pas non plus utiliser le capteur cardiaque de votre montre comme capteur Zwift ou autre. Dommage.  

Natation 

Je ne vais pas m'exprimer sur ses capacités en eau libre étant donné que j'ai eu ma montre en fin de saison et que les beaux jours ne sont pas encore de retour. Par contre, j'ai eu l'occasion de tester 2 fois la montre en piscine... avant de jeter l'éponge. Les données sont incohérentes, les mouvements mal calibrés et les longueurs fantaisistes. Il faudrait que je persiste mais en piscine, la montre semble souffrir des mêmes tares que ses concurrentes qui ne font pas beaucoup mieux qu'elle il faut avouer. Peut-être à retester d'ici quelques semaines en bassin nordique pour voir si elle se comporte un peu mieux. 

A noter que la lisibilité de l'écran sous l'eau est excellente. 

Mise à jour avril 2018 : donc après avoir tester la montre en condition de course en eau libre, le verdict est malheureusement le même que pour la majorité des montres de la catégorie : la précision est faiblarde lorsque les parcours sont sinueux. pas de miracle donc mais pas pire non plus que les autres.

Triathlon 

Pas testé encore mais il existe donc un mode triathlon qui semble performant et bien fichu vu les premiers retours. Je ferais une mise à jour du test suite à Tri at Bain. 

Mise à jour avril 2018 : le mode triathlon fonctionne effectivement mais il y a une légère subtilité que je n'avais pas vu avant la course : lors de l'arrivée sur le T1, il faut appuyer un certain temps pour enclencher la transition. Sinon, c'est la pause/arrêt classique. Comme je n'avais pas testé en amont, j'ai foiré la transition et il me manque un gros quart de la course. Ça m'apprendra...

Autre 

Si il existe une quantité astronomique de calibrage recensé pour la Spartan, il est à noter que sorti des précalibrages prévus par Suunto, point de salut. Swim & Run ? Duathlon ? Rien n'est prévu pour les enchaînements exotiques. Un trou que j'estime énorme dans la raquette de Suunto qui ne semble pas pressé de corriger le tir. A voir à l'avenir mais le manque de liberté est typiquement le genre de chose agaçante qui pourrait me faire partir à la concurrence lors du prochain changement de montre. 

 

Verdict : + 

Capteur cardiaque

Attention terrain miné. Il y a les partisans de la ceinture cardiaque et ceux qui souhaitent laisser la chance à la technologie. De un, mon avis est celui d'un triathlète en mousse donc comme indiqué plus haut, la précision relative de certaines données ne représente pas un obstacle en soi si la marge est acceptable. De deux, je ne fournirais pas de courbe car je n'ai pas pris de screenshot à l'époque des tests que j'ai effectué. De trois, j'ai la chance (pour une fois) d'avoir une peau de breton façon cachet d'aspirine limite translucide ce qui visiblement est plutôt un avantage avec les capteurs HR. Je rappelle en effet que le calcul sanguin en HR se fait par mesure optique. Et de quatre, y'a pas de quatre. 

Est-ce que le capteur HR de la Suunto Trainer est aussi précise qu'un capteur cardiaque ? La réponse est non. Est-ce que ce capteur peut servir pour s'entraîner correctement dans une optique amateur/semi-pro ? La réponse est un grand oui. La marge d'erreur des tests que j'ai pu réaliser tourne autour de 2% pendant 10% de l'exercice. Sauf à être un acharné des chiffres, cela donne des courbes viables et instructives ce qui finalement est le principal. Le seul moment ou le capteur HR semble décrocher est sur le fractionné mais là encore, les différences ne sont plus si énormes que ça. 

Après, à vous de voir votre rapport à la ceinture cardiaque et vos conditions d'entrainement (le midi au taf, c'est pas forcément pratique) mais je ne regrette aujourd'hui absolument pas mon choix. D'autant plus que Suunto dispose visiblement de ce qui se fait de mieux dans le domaine des capteurs HR actuellement, le fameux Valencell.  

Si vous voulez des mesures supplémentaires, allez relire l'article de Nakan sur le sujet qui a fait des tests en réel sur une de ses courses (https://www.nakan.ch/wp/2017/10/09/suunto-spartan-trainer-wrist-hr-testee-de-fond-comble/) 

Verdict : +++ c'est clairement le point fort de la série Spartan 

Vue du capteur HR

GPS

Pas énormément de choses à redire sur la partie GPS de la Spartan Trainer. Il fait le job, accroche très vite quelque soit les conditions climatiques, ne décroche pas facilement en zone couverte. Elle a eu besoin de 2 ou 3 sorties d'apprentissage pour s'améliorer mais la fonctionnalité est maintenant vraiment parfaite. Certes, on pourrait chipoter en indiquant l'absence de Glonass (useless à mon avis) et d'altimètre barométrique mais en l'occurrence, dans le cadre de ma pratique, ça ne change véritablement rien. Concernant les traces vélo et course à pied, elles sont très propres. A noter que je n'ai pas encore pu la tester en eau libre pour le coup. 

Pour ce qui est de la navigation GPS, je serais plus sévère. Elle existe certes, mais elle est globalement assez mauvaise. Cependant, ce n'est pas vraiment du à la montre en elle-même qu'à cause de la taille de l'écran. On retrouve ici les mêmes défauts que sur la Fenix 5 à savoir qu'une montre pour faire GPS, c'est vraiment pas terrible en général. Pour le vélo, j'utilise donc mon vieux Sigma Rox 10 qui est un peu près aussi naze niveau fonctionnalité mais qui bénéficie d'un plus grand écran. Parti comme c'est parti, je finirais par craquer sur un edge pour me guider en vélo et on en parlera plus. 

Verdict : + 

Suivi quotidien

Pas quotidiens, calories, suivi du sommeil, suivi cardiaque (un relevé toutes les 10 minutes). Voici grosso modo les possibilités que vous offre cette trainer. Je dois avouer que si j'ai trouvé ça assez rigolo au début, ce sont des données assez anecdotiques dans le cadre de mon entraînement sportif. RAS donc. 

Verdict : pas grand intérêt

Notifications

Je passe vite sur ce point mais à noter que la connection montre/téléphone se fait très bien. Les notifications en vibration sont discrètes et apparaissent de façon résumé et courtes sur la montre. Pratique en réunion. Aucun décrochage à noter. 

Verdict + 

Software montre

Autant on peut reprocher pas mal de chose à Movescount et à l'appli mobile, vous le verrez un peu plus loin, autant, je peux affirmer que l'interface montre est un des points forts des Spartans. Pour commencer, pas de tactile ici. Un plus pour mes gros doigts boudinés et peut-être un gage de durabilité tant la gestion du tactile sur le long terme peut poser question. Si vous voulez faire comme dans K2000, achetez-vous une apple watch ! 

L'interface est très intuitive malgré tout. Il faut se dépatouiller au tout départ pour se rappeler quel bouton fait quoi mais une fois pris le coup, on navigue de façon fluide dans les menus. En 3 clics, nous sommes prêts à lancer un des multiples profils d'activité que vous aurez sélectionnés dans Movescount. Même la gestion du fractionné qui m'avait fait sauter au plafond car pilotable uniquement à partir de la montre s'est finalement révélé très simple. Côté esthétique, l'interface est plutôt jolie, les couleurs légères et peu consommatrices en énergie. Sauf à courir sur Tatooine et ses 2 soleils, vous devriez pouvoir lire le contenu de votre montre quelque soit les conditions climatiques. 

Verdict : ++ 

Software mobile (Android)

Il y a assez peu à dire sur le sujet et c'est malheureusement bien le problème. Là où ses concurrentes font du mobile un complément intéressant à la montre, on a l'impression que les développeurs de Suunto ont manqué totalement d'imagination. Vous y trouverez la liste des moves fait, le compte rendu des activités, une carte des "chaleurs" qui ne sert absolument à rien. Bref, c'est naze. On l'aurait d'ailleurs vite oublié si il n'était pas indispensable à l'envoi des moves sur movescount... 

Je me permets du coup ici de pousser un petit coup de gueule et de relativiser aussi en même temps ce que j'ai pu lire sur internet concernant la synchronisation. 

Tout d'abord, la montre va accrocher le téléphone très facilement. Je le sais parce que je reçois en permanence les notifications téléphone sur ma montre et ce, quelque soit les conditions. Cependant pour une raison obscure, le transfert des moves suite à une activité nécessite de faire la synchronisation entre l'appli et la montre. Donc, ça, c'est mon coup de gueule. A 300 kopek la montre, en 2017, les développeurs de Suunto ne sont pas capables de faire une synchronisation rapide automatique et invisible de leur montre. J'ai eu plusieurs fois l'impression qu'on me prenait quelque peu pour un con. 

Par contre, concernant cette synchronisation des moves : oui, les débuts ont été assez épique avec des problèmes de désynchronisation, des synchros qui n'arrivaient pas au bout, des processus qui échouaient, etc... Cela étant, ce n'est maintenant quasiment plus le cas.  Disons que les premiers utilisateurs ont essuyé les plâtres et que maintenant, le problème a été complètement corrigé par Suunto. 

Verdict : - 

Software web : Movescount

Movescount (que je vais appeler MC ici par facilité), c'est la partie web de Suunto. Le site est destiné à centraliser l'ensemble des données récoltée par votre montre. Vous souhaitez vous en passer ? Vous ne pouvez pas. Quand bien même vous utiliseriez un autre gestionnaire type strava ou garmin, vous devrez passer par Movescount lors du transfert des données de votre montre. 

Le premier contact avec MC est plutôt flatteur à l'heure. Vous trouverez si votre page principale un résumé de l'ensemble de vos données. Moves et récapitulatif du suivi quotidien sont accessibles immédiatement et c'est un bon point. On y retrouve aussi votre récapitulatif de vos zones FC en fonction de vos dernières activités. 

Côté activité, c'est toujours bon. On y retrouve les données et graphiques habituels avec par exemple le temps de récup, le PTE (effort / 5), la VO2Max, la répartition par FC et le pic d'EPOC (excess post-exercice oxygen consumtion) qui est la donnée d'effort spécifique à Suunto (petite explication ici : https://www.wanarun.net/blog/wp-content/uploads/2013/07/EPOC_white_paper.pdf). Très intéressante mais difficile à appréhender. 

On va aussi y retrouver les cartes de chaleur, les itinéraires, la possibilité de coacher des amis ou de se faire coacher, les réglages en détail de la montre, etc... Je ne vais pas m'étendre sur l'ensemble du site. Les utilisateurs découvriront eux-même l'interface. Non, comme je suis un vilain méchant, je vais m'intéresser aux défauts du portail et en premier lieu, celui que je trouve rédhibitoire : son import/export. 

Car oui, dans le monde merveilleux des développeurs de Suunto, quand vous utilisez une de leur montre, vous êtes prié d'utiliser leur appli et de ne pas vous en détourner. Des gens utilisent d'autres logiciels ? Rien à foutre... Il est donc très facile d'exporter les données de MC en GPX et en FIT pour l'exporter sur Strava par exemple, voir même de le faire automatiquement. Par contre, l'inverse n'est pas possible. Ainsi, pas de possibilité de faire des analyses de sorties virtuelles faites sous Zwift par exemple dans MC. Phénoménal. Votre montre est mauvaise dans la récup de données natation ? Tanpis pour vous. Merci de rentrer votre move manuellement et tanpis pour vos données qui elles, sont très bien entrée dans Strava. Mais je suis mauvaise langue, il existe 2 bidouillages complètement foireux qui permettent normalement l'import automatique de Strava par exemple vers MC. Cela étant, j'ai beau être un bon geek, à part faire des doublons dans la base de données de MC, je n'ai jamais réussi à mettre aucune de leurs solutions en place. 

Car oui, vous l'avez compris, c'est un peu la maladie récurrente chez Suunto : tant que vous êtes dans les schémas d'utilisation des développeurs, tout fonctionne extrêmement bien. Dès que vous souhaitez en sortir d'un quart de millimètre, c'est carrément la merde. Pardon pour la vulgarité mais il n'y a pas d'autres mots. Vous faites du duathlon, Fuck. Vous faites du virtual ride ? Fuck Vous allez à la piscine en courant, vous nagez et vous revenez en courant ? Fuck... 

Et le pire, dans cette histoire, c'est que si vous avez eu un Suunto Ambit en main, vous vous rendez compte que pour cette série de montre, la communauté pouvait programmer elle-même des apps pour offrir toutes ces libertés (certes, c'était très bricolage mais on pouvait) ! Pourquoi Suunto a décidé du jour au lendemain de tout balayer ? Aucune idée. Aucune explication. Pourtant, c'est plutôt dans l'ère du temps de laisser la communauté réaliser l'amélioration de ses produits. 

Le problème, c'est que sans cette possibilité, c'est tout l'intérêt de MC qui s'écroule. Quel intérêt de suivre mon pic d'EPOC sur les 6 mois d'automne hiver alors que mes virtual ride sous Zwift ne peuvent pas être pris en compte alors qu'ils représentent 95% de mes rides vélo ? 

Pour ma part, j'ai fini par lâcher MC et j'en suis le premier désolé. J'utilise donc Strava et son excellente extension Chrome Stravistix (https://chrome.google.com/webstore/detail/stravistix-for-strava/dhiaggccakkgdfcadnklkbljcgicpckn) et tanpis pour les outils Suunto. 

Je ne m'entendrais donc pas sur le reste. Ah si, il y a une semaine, le serveur est tombé en rade effaçant 24h de moves. Pas très pro... 

Ah merde je suis en colère voilà ! Pas bon pour ma FC ! 

 

Verdict : -- 

Le suivi des mises à jour

Côté suivi de développement des Spartan, il faut souligner les mises à jour très régulières de la part de l'équipe des développeurs. Je vais cependant continuer à râler ici : pourquoi passer autant de temps à vous pencher sur les fonctionnalités les moins intéressantes et abouties de la montre. Non faire une MAJ pour rajouter les "points d'intérêts" sur une navigation GPS déjà compliquée au possible n'est pas essentielle. Surtout quand à côté, on ne peut toujours pas programmer des swimrun ou des run&bike alors que sur les ambit, c'est tout à fait possible. 

Soyez un peu plus à l'écoute de votre communauté et lisez les tickets sur votre site plutôt que de faire des ajouts au petit bonheur la chance. Notez que je suis tout de même un peu de mauvaise foi car la dernière MAJ apporte des nouveautés intéressantes comme l'ajout des zones d'intensité sur l'affichage ce qui était une demande forte de la part des utilisateurs. 

Verdict : +- 

Verdict final

Si on excepte les erreurs de jeunesse de la montre qui sont, à coup sûr, dû à une refonte complète du système de gestion Suunto, cette Spartan trainer wrist s'en sort plus que bien. Son prix extra-compressé en dessous de 300€ à sa sortie malgré une belle dotation hardware (entre autre le capteur HR valencell haut de gamme) marque sans conteste le retour de la marque dans un segment entrée/milieu de gamme qu'elle avait abandonnée.

Il y a cependant encore du travail pour la firme pour arriver à quelque chose de complètement satisfaisant côté appli/web et force est de constater que ça ne va pas assez vite à mon goût. 

Actuellement, pour choisir une montre orientée tri, il faut bien définir ses critères puis regarder chez Polar/Garmin/Suunto pour repérer ce qui colle le mieux tout en acceptant les défauts de chacun. Car on attend toujours la montre triathlon killer qui mettrait tout le monde d'accord. Et pour l'instant même dans les segments haut de gamme, ça n'existe tout simplement pas.

Auteur de l’article : gerwazyll

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