CR : Glazig 2018

On ne m'y reprendra pas ?

Le trail du glazig, une épreuve phare du paysage Breton qui avant cette année se refusait à moi ! Ma première tentative c'était soldé par un véritable échec. Point sportif mais organisationnel, l'épreuve ayant été annulé pendant mon trajet. C'était donc avec tristesse qu'après 1h30 de route j'avais appris la nouvelle. En février 2016, j'avais donc juré que l'on m'y reprendrais plus, je tirais un trait sur ce parcours. La Météo est beaucoup trop capricieuse en Bretagne à cette période de l'année. La tempète 2017 me donnait raison et je n'avais aucune envie de tenter l'aventure en 2018. Et ce malgré les nombreux appels du pieds des JLOsiens. C'est finalement Joboon qui aura raison de ma détermination. Je ne pouvais clairement pas louper sa reprise sur les sentiers boueux du 22 ! Me voilà donc embarqué sur les 25 kilomètres du glazig avec près de 1100 autres athlètes dont 10 JLOsiens.

9h30, c'est l'heure...

L'organisation de cet événement sent bon l'expérience. Entre Starsky et Hutch qui font la circulation et des bénévoles souriant, la récupération des dossards est tout de suite beaucoup plus sympathique. Tout est fléché, impossible de se perdre, il est désormais temps d'enfiler la tenue de combat. Petit coup de flip au moment d'enfiler mon nouveau sac les soft flasks sont restées dans la cuisine... boulet ! Heureusement, il m'en restait une à trainer dans le sac, tout n'est pas perdu. Je décide de me couvrir le temps annoncé n'est pas extra, je préfère le chaud que le froid. Rdv sur la ligne de départ pour le dernier brief entre Jlosien,

- Hey les gars, il faut partir vite je ne veux pas être bloqué au niveau de la buse. On se met devant !

- Tu es sur ?!?

- Oui oui, il y a deux ans j'ai attendu 10 minutes j'avais froid !

- Bon OK je vous suis, on essaie de faire la course ensemble !

9h25 la pluie décide de s'inviter à la fête. 9h30 les fauves sont lachés, c'est le premier dossard 2018, je vais tenter d'en profiter !

A toute allure

Coup de klaxon, le départ est donné, il est temps de se mettre à courir pour le millier de participants. Les premiers kilomètres s'égrainent rapidement et notre petit groupe de 6, zigzag pour éviter les bouchons. Le rythme est bon, mais les portes se referment à l'arrivée du premier single. Ben et les Antho s'envolent, je reste avec Ju mais Joboon se perd dans la boue. A peine 4km et nos espoirs de course commune s'échappent déjà ! km 5 les chemins s'élargissent on en profite pour envoyer un peu et j'évite de justesse de jouer au bowling avec quelques traileurs suite a une belle glissade. Avec un km avalé à 4:50 nous reformons notre groupe et continuons notre  ballade jusqu’à la plage. Malgré un temps breton les paysages sont magnifique et on profite de l'air marin. Ben et Antho prennent la poudre d'escampette sur la partie plage et nous ne les reverrons pas avant l'arrivée. 

Quelques grosses patatas

Je ne connaissais pas trop les plages du coin. Alors certes les plages sont belles et l'eau sans doute froide mais alors l’accès on en parle ?!? Des escaliers abruptes avec des marches a n'en plus finir qui ne font plaisirs qu'aux trailers en manque de D+. Ça casse un peu les pattes mais c'est pour ça qu'on est là, donc on en profite. On dira que ça fait partie du charme du Glazig ! Mais je ne peux m’empêcher de m'imaginer en famille avec une glacière sous le bras, le ballon qui se fait la mal et la paire de tong qui te fait un auto croque en jambes... Le sketch ! Enfin bref, revenons à la course. Les montées et les descentes s’enchaînent quelques coureurs commencent a tirer la langue, mais je suis en jambes. Mon état de forme est bon, sans doute les biens fait de la prépa marathon de Paris. Le deuxième ravito arrive a point nommé avant d'attaquer le retour vers Plourhan. Le port de Saint-Quai se laisse admirer et nous profitons une dernière fois de la beauté du GR34 avant de rentrer dans les terres.

C'est le chantier

On est prévenu sur le retour c'est le chantier ! Il fallait garder du jus car la boue et les patates nous attendent. Je ne suis clairement plus aussi lucide qu'en début de course mais nous continuons de reprendre du monde. Dès que nous le pouvons, nous relançons la machine, ce qui fera explosé Ju blindé de crampes à partir du 22ème. Antho décide de le soutenir pour l'aider a franchir la ligne tandis que l'on s’éclipse avec Joboon pour boucler rapidement les derniers kilos. Je suis clairement en manque de rythme sur la fin. Je me fais même doublé à 800m de l'arrivée par la médaille de chocolat du 54k qui semble bien plus fringuant que moi. Finalement nous rallions l'arrivée en 2h51, et 486 place au classement. Je prends ça comme une très bonne sortie longue dans la prépa marathon. Nous retrouvons Ben et Antho qui ont déja franchie la ligne depuis 5 bonnes minutes. Et seulement 2' après les derniers acolytes de course font leurs apparitions sur la ligne d'arrivée.

Il est où le burger ?

Direction le chapiteau pour refaire la course. Certes le Glazig mérite sa réputation pour sa difficulté, la gentillesse des bénévoles et les quelques points de vues vraiment sympa. Cependant, je me permettrais de relever 2 petits points, qui n’empêche pas de prendre du plaisir sur cette course. Le premier, sur le parcours un peu trop asphalté à mon goût. Et le deuxième sur un ravito final ne m'a pas paru exceptionnel malgré les très bon échos des éditions précédentes.. Je vous l'accorde on ne vient pas pour ça, mais c'est toujours plaisant de se régaler à l'arrivée. Je reviendrais très certainement sur la distance Reine un jour pour revoir ma copie car le tarif de cette course continue de défier toute la concurrence. 

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Auteur de l’article : Diabolo

Traileur amateur et triathlète en mousse je partage volontiers mes exploits en carton avec vous. Grand amateur des nouvelles technologies, je prends plaisir à mettre à jour PixelTriahtlon autant que je peux.

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