CR : Emeraude Tri Race 2017

Boulimie de dossard

Après une longue hésitation, je m'étais finalement résolu à m'inscrire sur cette Emeraude Tri Race 2017. Très vite le "qu'est ce que j'ai encore foutu" est intervenu dans mon esprit. Un deuxième HIM seulement sept semaines après le premier (relire le CR) et seulement huit semaines avant la boffi fifty, est ce bien raisonnable ?!? Encore une preuve que malgré la tentative d'organisation de mon année 2017, je cède facilement à la tentation du dossard. On tentera de faire mieux en 2018, l'année est en cours de préparation et sera bientôt en ligne.

Météo en carton

Je pense que Mme Météo a squatté l'intégralité de mon historique sur la semaine précédant la course. J'ai rarement été aussi peu emballé par la météo que durant ses sept jours. Hormis la pluie annoncée, les 50km/h de vent me font quelques peu baliser. Déjà pas à l'aise sur le vélo, je commence à me demander vraiment dans quoi je me suis encore embarqué.  A croire que le dieu Richard Virenque m'a écouté, le samedi la pluie a cessé et j'en viens même a espérer qu'Évelyne Dhéliat annoncera un vent négatif. Récupération du dossard le samedi soir et nouvelle interrogation : "Les kites et autres planches à voile, elles vont au moins à 8000 à l'heure, Non ? ". Mes rêves de RP sur la distance viennent définitivement de s'évanouir.

Quelques vagues

La veille du départ, je prépare mes premiers sacs de transitions avec minutie car dimanche le réveil sonnera à 5h45. Il faut vraiment être atteint pour s'infliger ça. Bref, j'engloutis rapidement mon gatosport,  je charge la voiture et me voilà partis direction Saint-Lunaire. Bon point, le vent s'est calmé depuis la veille, la pluie quant à elle est annoncée pour 13h. Si tout se passe bien je devrais avoir posé le vélo, finalement la journée s'annonce pas trop mal. A 8h45, Les sacs de transitions sont en place quand les arbitres prennent la parole pour donner les dernières consignes. Ils en profitent pour annoncer quelques changements, la mer étant loin d'être plate, pas de sortie à l'australienne pour nous éviter de passer les vagues deux fois. Ça sera donc une seule boucle légèrement plus grande à parcourir au milieu des vagues.

Emeraude Tri Race 3
Emeraude Tri Race 5

Le départ est donné, c'est l'heure pour les 330 concurrents de se jeter à l'eau. C'est aussi l'instant des premiers rebondissements, la légende dit qu'une dizaine de triathlètes n'auront pas passé la barre de vague. De mon côté j'éprouve quelques difficultés à m'orienter. Je ne sais pas où je vais mais j'avance ! J’espère seulement que devant moi ils n'ont pas décidé de traverser la manche. Je prends moins de coup qu'a l'accoutumé et je progresse à un bon rythme. La deuxième bouée est passée après 900m seulement, la sortie de l'eau est proche, nous nous dirigeons déjà vers la plage. C'est le moment de s'initier au bodysurf pour accélérer mon retour en T1. Je sortirais finalement de l'eau en 132 ème position et 26'30 pour 1350m parcourus à la nage et minimum 300 pieds nus pour rejoindre la T1.

Des routes humides

Je récupère mon sac bleu et passe rapidement dans la tente pour me changer. Jamais un parc n'aura été aussi plein à mon arrivé, est ce bon signe ? Toujours est-il que moins de trois minutes plus tard me voilà en chaussette devant mon à vélo. J'aime la difficulté, aucun essai au compteur sur le specialized, mais on va tenter le fly mount en enfourchant le vélo. Le mien était loin d'être aussi réussi que les pros, mais aucune perte de chaussure ou chute à déclarer. Et me voilà lancé pour 90 kilomètres de vélo en trois boucles. 

Les routes sont humides, je ne suis pas des plus serein, les premiers kilomètres sont clairement roulés sur les freins. Quand la fenix sonne et m'annonce 11'30 pour 5 kilomètres, je réalise qu'il va peut-être falloir se réveiller.  Je hausse un peu mon rythme et "CHUTE A L'AVANT DU PELOTON"... Cette fois elle n'était pas pour moi, mais ce n'était pas loin. Je relance malgré tout pour trouver mon rythme. Cependant, j'ai l'impression d'être sur l'autoroute, ça me double de partout. Il est clair que je suis entouré de triathlète d'un niveau supérieur. Même si le moral en prend un coup, je suis dans le rythme que je m'étais fixé soit entre 29 et 30km/h. Petit rappel à l'ordre vers le 18ème où j'évite de peu la chute lors d'un des trois demi-tour que compte la boucle. 

Emeraude Tri Race 1

La longue descente

La première d'entre elle sera bouclée en 55'14, et ne fait que 28km, parfait ! Je vais faire moins de km et si tout se passe bien le vélo sera posé en moins de 3H. C'était un de mes petits objectifs perso dans ce triathlon. La route a séché, l'autoroute est devenue une nationale, les dépassements se font plus rare. J'arrive à maintenir mon rythme et gagne même quelques places. Rassurez vous, ce n'est pas qu'il y avait pire que moi devant, j'ai juste profité de 3-4 crevaisons. Je ne suis pas équipé et pris pour que cela ne m'arrive pas au vu de l'hécatombe. Deuxième tour bouclé en 56'34, je suis toujours dans mon rythme.

Le parcours est magnifique et malgré ses nombreuses relances, il me parait plus roulant que l'IronBreizh. A l'amorce de mon troisième tour, le vent s'est levé, je sens que ça va se compliquer. Malgré tout, la nationale est devenu une départementale, j'en viens même à me demander s'ils sont encore nombreux derrière moi. Je finis ce tour tant bien que mal en 1h00'41s, et encore une fois rarement le parc n'aura été aussi plein à mon arrivé. Je boucle la partie vélo en 2h55'31" avec le 217ème temps. Me voilà désormais en 205ème position avant d'attaquer la course à pied.

L'heure de la remontada 

J'ai la bonne habitude de remonter quasiment toutes les places perdues à vélo lors de la CAP. Même s'il s'agit de mon point fort, les 3 tours ne me permettront surement pas de remonté la soixantaine de places perdues . Je pars sur un (trop) bon rythme malgré le profil pas si facile des rues de Saint-Lunaire. Le premier ravito et les 4 kilos qui m'en séparaient sont avalés en 20'30. Les jambes semblent en forme malgré les bornes à vélo. J'essaye de conserver ce rythme sur la digue alors que j'aperçois au loin le GR34 que nous emprunterons sur les derniers kilos de chaque boucle. Quand tu es en forme le passage emprunté n'est pas très technique et comme dirais l'autre "CA SE COURT !". Sur le premier tour, pas de soucis mais je commence déjà a sentir l'odeur de l'explosion finale.

Emeraude Tri Race 2

L'explosion

Dès le deuxième tour l'allure n'est plus la même, je reste aux alentours de 11km/h, mais la fin de course s'annonce complexe. Je reprends moins de coureur et le classement semble se figer là pour moi. Je parviens à faire illusion quelques kilomètres supplémentaires avant de m'effondrer dans la fin de la deuxième boucle. La deuxième portions du GR34 m'aura été fatale et je vivrais une fin de course au mental. L'allure varie désormais entre 8 et 10km/h, malgré les encouragements des supporters venus en masse sur les bords du parcours. Dans la difficulté, je finis par profiter de la beauté du parcours de cette Emeraude Tri Race. Je bouclerais les 20 kilos en 1h53, un temps pas si dégueu vu les sensations. Cela me vaut un chrono global de 5h24 sur lequel je n'aurais pas misé un kopeck !

Finisher en difficulté

Ne vous enflammez pas sur ce chrono, je ne le vaux clairement pas pour le moment. Au vu des distances sur ce parcours,  le chrono se situerai plutôt entre 5h45 et 5h50. Cependant, même cette estimation me permet d'améliorer ma marque de 10 minutes qui suffit amplement à mon bonheur tant j'en ai chié en fin de CAP. Un petit mot pour l'organisation avec des bénévoles au top malgré le froid et un ravito final gargantuesque. Melon, Pizza, Galette, Salade, Crêpes, Bière à ne plus savoir ou donner de la tête, c'était top ! Petite déception tout de même pour le grand gamin que je suis, sur cette course point de médaille finisher.

A bientôt pour de nouvelles aventures

Auteur de l’article : Diabolo

Traileur amateur et triathlète en mousse je partage volontiers mes exploits en carton avec vous. Grand amateur des nouvelles technologies, je prends plaisir à mettre à jour PixelTriahtlon autant que je peux.

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