CR : Triathlon de saint suliac 2017

1er Tri de la saison

L'Ironbreizh arrivait à grand pas et il était temps que je me remette à faire quelques enchaînements. Il était hors de question que je m'aligne sur un half sans le moindre tri au compteur cette saison. Alors, j'ai fouillé tous les calendriers pour trouver l'élu de mes rêves. Les critères n'étaient pas bien compliqués, un tri M, 3 à 6 semaines avant l'objectif. Les recherches commencent mal tous les samedis soirs sont occupés sur la période. Mon hygiène de vie ayant toujours était limite de toute façon, reste à trouver le compromis idéal. Mon choix s'est donc penché sur le Triathlon de Saint Suliac 2017 et son parcours vélo réputé exigeant. C'est parfait, ça fera travailler. Dans cette aventure j'ai même été rejoint par mon cousin JM ainsi que 2 collègues JLO, Didier et Olivier.

De l'appréhension

Départ de la maison avec JM à 10h45, et nous profitons de la petite heure de trajet pour échanger sur la reconnaissance que j'ai réalisée la semaine précédente. J'essaye de lui donner un maximum d'information sur la boucle vélo de 8,5km. C'est la partie que nous redoutons tous les deux, car notre niveau est loin d'être au top ! A priori, je ne l'ai pas rassuré et il commence à flipper un petit peu. Il faut dire qu'avec les cinq ascensions du mont garrot, le parcours s'annonce chaotique. L'organisation est au top et toute l'avant course se déroule à merveille, nous avons même un peu de temps pour profiter du cadre exceptionnel !

14h00 : le top départ est donné alors que des "allez JLO" résonne ! Les supporters Orgérois ne sont vraiment pas là pour déconner. J'essaie de me déporter un peu sur la droite pour limiter les coups lors du départ. Cependant, la première bouée arrive après seulement 200m. Pour éviter les beignes on repassera ! Je limite la casse et pars dans la grande ligne droite sur un bon rythme. Malheureusement, après avoir couvert les 1200 premiers mètres relativement facilement, le rythme chute ! L'envie est là, mais la bouée rouge finale, ne semble pas se rapprocher. Les mouvements s’enchaînent et j'ai l'impression de ne pas avancer. J'en finirais avec cette nat' en 30'50" plutôt correct au vu des sensations médiocres ressenties.

En route pour notre Alpe d'huez

Un peu dans le mal je n'arrive pas à repérer si mon cousin est déjà sorti de l'eau. Pas le temps de se chauffer, le parcours débute fort avec un premier raidillon 150m après avoir enfourché nos bécanes. J'apprécie avoir reconnu le parcours, ça me permet de gérer mon effort pour les 5 tours. Alors que j'attaque mon premier mont garrot, je prends un petit coup derrière le casque. Mon pédalier a dû se dérégler dans le transport et me laisse sans mes 2 dernières vitesses... Moment choisi par l'homme de tête pour me prendre un tour sans même un ralentissement dans l'ascension. Après 1500m de natation et 8.5km de vélo, j'accuse déjà 19' de retard. Nous ne sommes clairement pas dans le même monde ! J’enchaîne, la route est fermée à la circulation et la longueur de la boucle permet d'avoir des concurrents en permanence sur le circuit.

Cela donne de l'ambiance mais difficile de se situer par rapport à la concurrence. Un deuxième tour de bouclé, les supporters JLO et autres sont bien là pour nous encourager dans l'ascension. C'est grisant et cela donne envie de se surpasser dans cette foutue montée. Attention tout de même à ne pas se cramer, la partie course à pied ne sera pas de tout repos. Je dépasse mon cousin dans la troisième descente du mont garrot, il a l'air dans le dur mais il reste focus sur l'objectif finisher. Didier quant à lui me reprendra dans la 4ème ascension et terminera la partie vélo quelques minutes devant moi. Il me reste un tour à couvrir et pour une fois j'ai l'impression que je n'ai pas perdu tant de place Les supporters continuent d'encourager alors que je vais dans le zig et le zag pour faciliter la dernière ascension.

Reprendre quelques places

Le vélo est posé en 163ème position avec 39 places de perdues sur cette partie. Les JLOsiens m'informe que Didier n'est pas bien loin, moins de 2 minutes d'avance. Je décide donc d'attaquer fort pour tenter de le rejoindre. Peut-être pourrons nous faire un bout de course ensemble si les jambes vont bien. La première montée est coriace, les jambes sont dures mais le rythme est là. Je reprends déjà quelques places et prends le temps d'apprécier l'arrosage mis en place par les enfants d'un lotissement traversé. A ma grande surprise après seulement 2 kilomètres Didier est déjà en ligne de mire.

La jonction est faite au km 2.8, mais il est au bord des crampes. J'ai du gaz, je maintiens le rythme et l'encourage pour qu'il s'accroche et prenne ma foulée. Il trouvera l'énergie pour le faire durant 800m mais lâchera pour éviter la crampe. JLO est partout à nous encourager, à l’amorce du dernier tour. Cela me permet d'aller puiser les dernières forces pour reprendre quelques places supplémentaires. Je terminerais finalement 139ème sur 212 partants. Plutôt content de cette reprise qui m'a permis de bien bosser les transitions et surtout sur le vélo.

A très vite pour mes prochaines aventures.

Auteur de l’article : Diabolo

Traileur amateur et triathlète en mousse je partage volontiers mes exploits en carton avec vous. Grand amateur des nouvelles technologies, je prends plaisir à mettre à jour PixelTriahtlon autant que je peux.

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