CR : Grand trail du Sancy 2016

Let's Go

Et voilà, cinq mois, deux courses et une blessure se sont écoulés depuis mon inscription au "Grand trail du Sancy 2016". Vous avez déjà pu suivre ma (courte) préparation sur le blog, il est désormais temps de vous faire le récit de ma course. Ai-je survolé les débats à la Lorblanchet ? Me suis-je amusé sur les crêtes à la Jornet ? Restons honnêtes, mon corps en mousse ne me permettra jamais de voler dans cette exercice. Les questions seront plutôt, suis je passé sous la barrière horaire ? Ma blessure m'a-t-elle laissé tranquille ? Ma préparation était elle suffisante ? Les paysages étaient-il magnifiques ? Des questions auxquels je vais tenter de répondre dans la suite de cet article. Cependant avant d'attaquer le vif du sujet un petit rappel de ce qui m'attendais dimanche.

Trail du sancy Profil

L'avant course

Afin de s'imprégner de l'ambiance et de profiter complètement du week end je décolle avec Jo et Coudix dès le vendredi matin. Et après 7H sur la route, nous arrivons enfin au Mont-Dore, juste à temps pour récupérer les dossards. Le 34km du samedi sera synonyme de premier trail pour les copains. Alors, malgré l'appréhension et l'excitation la soirée sera courte, une plâtrée de pâtes, un tac-tic et au lit. Après une bonne nuit de sommeil et un gros petit dej, il est 9h, l'heure de déposer les débutants au départ. De mon coté je file au col de la croix Morand rejoindre les STID machines pour une journée en live des Trails du Sancy. Entre chambrages, bonne humeur, encouragement, photos, soleil et paysages splendides la journée sera bien remplie. Elle se terminera sur un air de réussite, les potes franchiront l'arche d'arrivée après 5h30 et 6h07 d'effort. Ils ont bien mérités leurs bières de récup, mais pour moi l'heure est plutôt au dodo, demain une longue journée m'attend !

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Un début de course à la frontale

Il est 4h le réveil sonne. La dernière fois que j'ai tenté un footing matinal, j'ai parcouru environ 300 mètres avant de retourner au chaud sous ma couette. Aujourd'hui ça pique, mais l'envie d'en découdre est plus forte, je saute hors du lit pour engloutir mon GATOSPORT ! Ce n'est pas extra mais ça ne reste pas sur l'estomac. Dernier check-up du matos, et nous voilà partis direction le mont dore pour rejoindre 699 autres tarés ! Merci aux copains de s'être levé pour m'accompagner. Nous rejoignons la team STID au départ, ça chambre toujours autant et tout le monde prépare sa stratégie de course. La mienne n'est pas compliquée, espérer voir l'arrivée sans blessure et en passant sous les barrières horaires. Je ne suis pas super confiant, mais maintenant le départ est donné, il faut y aller ! Je réussi à ne pas me faire embarquer et a conserver un rythme easy sur les premiers kilomètres, synonyme de montée vers la stèle. J'y retrouve coudix et Jo, fidèle au poste malgré une heure très matinale, MERCI. Les frontales éclairent toujours les chemins, j'adore voir toutes ces petites lumières se ballader au milieu de la forêt. Enfin bref, les 500 premiers mètres de D+ sont avalés sans le moindre soucis. Le soleil finit de se lever au moment où je rejoint le premier ravito de chamablanc. 1h49 et 17km de passé, c'est le moment pour faire un top position avec Aurel, les machines de la team STID ne se sont pas encore envolées.

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Une montée au Puy Gros

Je repars le parcours bien en tête, la courte montée vers le rocher de l'aigle s'avale sans le moindre problème. Je discute même avec un vendéen finisher du Trail du Vignoble Nantais. La descente vers la Bourboule est courte et abrupte par endroit, difficile d'être relâché, je ressens rapidement une gène au niveau de mon ischio, ce n'est pas bon signe. Après un cours passage dans le village, nous attaquons la première grosse difficulté de la journée, le "Puy Gros" et ses 700m de D+ à avaler en 4km. J'appréhende légèrement, mais le petit message de madame et des enfants me donne un gros coup de boost ! Au final, celle-ci passe sans encombre et la vue sur la vallée vaut son pesant de cacahuètes. Après deux, trois photos souvenirs me voilà repartis en direction du prochain ravito "Prend toi garde". Le début de la descente est technique et cassant, en complément de l'ischio, j'ai le droit à un supplément mal de genoux. Et comme si cela ne suffisait pas, des troubles intestinaux m'obligeront même à faire une pause nature dans la suite de la descente. Après 3h40 d'effort et 30km parcourus et malgré les difficultés rencontrées en descente, le moral et les jambes sont toujours là ! J'ai 45 minutes d'avance sur les barrières horaires, je m'octroie donc une petite pause de cinq minutes accompagnée de coca, tuc, bananes et autres oranges...

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L'escalade du Puy de la tache

Nous avons désormais rejoint le parcours du 34km, le debrief des collègues devrais m'aider ! J'attaque l'ascension du "Col de la Croix Morand" avec en mémoire un "Tu verras ça monte, mais ça se court !". Autant dire que j'ai pris un coup derrière la tête quand j'ai renoncé de courir après 100m... Ca fait maintenant 2H que je n'ai pas vu de tête connue et j'en aurais bien besoin. Encore 3km avant le haut du col, je devrais y retrouver les supporters avant d'attaquer la deuxième difficulté de la journée. Finalement, la montée totale se passe en l'espace de 50 minutes. Cependant, je commence à rencontrer des difficultés à m'alimenter, les barres de céréales ne passent absolument pas. En bas du "Puy de la Tache", les potos et l'ISOSTAR me redonnent un coup de peps, les douleurs aux genoux ont même disparues. Coudix en profite pour me faire un deuxième top position #machine, ils se tiennent tous en 5 minutes et ont moins de 30 minutes d'avance sur moi. Certains commencent même à être attaqués, finalement je ne suis pas si mal ! L'ascension à plus de 10% de moyenne est expédiée en 25 minutes, ce n'était pas si sorcier finalement ! Au sommet, rapide pause clic-clac KODAK avant d'attaquer l'enchainement nous menant au "Puy de L'angle".

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La descente vers la Croix Saint-Robert

Après 34km et quelques ascensions, mon corps en carton décide de me lâcher. En descente, à chaque impact les genoux sont de plus en plus douloureux. J'essaie de passer au-dessus mais les temps au kilo parle pour eux... 20'/km puis 16'/km, le reste de la course va être longue, mais j'y crois encore, je n'ai pas envie d'abandonner. Le moral continue de suivre le profil altimétrique de la course et je retrouve le sourire dans la montée du puy de l'Angle. Je sais que la grosse descente vers la croix Saint-Robert approche, ça s'annonce compliqué. J'ai vu juste, dès les premiers mètres de la descente les douleurs refont surface. Je vis un véritable calvaire durant les 30' que dureront cette descente jusqu'au ravito. Ayant suivi les copains sur l'intégralité du parcours la veille, je connais les difficultés qui m'attendent. J'ai peur d'aggraver ma blessure et malgré l'envie de rallier l'arrivée, je prends la difficile décision d'abandonner.

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Difficile à avaler

Et voilà mon aventure sur le Grand trail du Sancy 2016 prend fin après 6h46 d'effort pour 42km et 2400m de D+. Même sur blessure ce premier abandon a un goût amer, la pilule va avoir du mal à passer. Malgré les difficultés rencontrées, les #Machines de STID, finissent la course en moins de 10h30 et même 9h17 pour le meilleur, FÉLICITATION à vous ! Place désormais à la récupération pour reposer le corps et l'esprit avant d'analyser cette performance. Il y aura sans doute plusieurs raisons qui expliqueront cet "échec", il faudra les comprendre et corriger le tir pour revenir plus fort en 2017 !

Auteur de l’article : Diabolo

Traileur amateur et triathlète en mousse je partage volontiers mes exploits en carton avec vous. Grand amateur des nouvelles technologies, je prends plaisir à mettre à jour PixelTriahtlon autant que je peux.

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